Affichage des articles dont le libellé est Frédérique Arnould. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Frédérique Arnould. Afficher tous les articles

mardi 12 septembre 2017

Forever

Je m’appelle Adrielle, je suis une lycéenne de dix-huit ans brisée par mes camarades et ma situation familiale difficile. Je ne crois plus aux autres et fuis leur présence, préférant la solitude. Mais une rencontre va tout changer et me faire renaître. Malheureusement, rien ne se passe jamais comme on le souhaiterait… Vous voulez connaître mon histoire ?
Forever
Frédérique Arnould 2017

Merci à L’ivre-Book.

Cette histoire est une très belle romance, qui permet de s’évader du quotidien, mais il y a quelque chose qui m’a dérangée tout le long de ma lecture. J’ai eu énormément de mal à mettre le doigt dessus, et cela tient à une ambiance générale et, je pense, à un avis complètement personnel : pour moi, ce texte manque d’une once de crédibilité.

Je m’explique sur deux points. Tout d’abord, au niveau des personnages : si j’ai adhéré à chacun d’entre eux – et particulièrement à Leni, qui m’a touchée –, je trouvais leurs échanges un peu faux : un registre de langue peut-être mal adapté pour certains. Ça ne tient pas à grand-chose, mais ça me perturbait. Ensuite, cette fin… en France, cela ne peut pas arriver, je n’y crois pas une seconde. Ce genre de chose – je ne peux pas vous dire quoi sans divulgâcher – ne risquerait pas de se passer dans un endroit où une oreille indiscrète pourrait surprendre une conversation. Mais, pour la beauté du geste, je vais laisser passer car cela donne une très belle fin.

Voilà, je suis débarrassée de ce qui m’a dérangée, passons aux points positifs : l’intrigue est triste et sublime à la fois. Tout le texte est empreint de sacrifice, de bonté, de bonnes paroles pour les uns ou pour les autres, et le négatif est mis au second plan pour n’en retenir que le meilleur. Chaque personnage avance avec ses problèmes et cherche à les résoudre. Qu’ils y arrivent ou non, l’effort est là. Je l’ai déjà mentionné, j’ai eu un petit coup de cœur pour Leni qui, à cause de sa maladie, m’est apparu comme un personnage très fragile qui se cache derrière un bagou incroyable.

Ce texte met en place des vies qui commencent, qui continuent et qui s’arrêtent. Si la mort est là, on ne la présente pas comme une fin en soi, mais peut-être le moyen d’avancer autrement. J’ai bien aimé cette façon qu’avait l’autrice d’aller au-delà des choses, de manière très simple et sans fioritures. Les sentiments des personnages sont d’ailleurs mis en avant pour tenter de le faire comprendre au lecteur. Après, on adhère au discours ou non.

En bref, ce fut une lecture agréable, mais ce petit quelque chose qui m’a gênée tout le long me turlupine encore après avoir terminé ce roman. J’ai déjà lu un texte de Frédérique Arnould, et je n’y avais pas ressenti de problème de crédibilité ou de naturel. Cela crée une différence qui me fait préférer l’autre histoire…

mardi 8 novembre 2016

Pour une meilleure vie

La mission d’Émie a échoué, elle se retrouve maintenant seule aux mains de la République et ignore ce que sont devenus ses compagnons, son fiancé : Henri. Démunie, démoralisée, Boris va tout faire pour la mettre hors d’état de nuire. Mais Émie, plus forte que les manigances de son beau-père, saura remonter la pente pour ouvrir la porte à ses semblables vers la liberté.
Pour une meilleure vie
Frédérique Arnould 2016

Merci à SimPlement et à Frédérique Arnould.

J’avais adoré le premier tome de cette duologie et je suis bien contente d’avoir eu l’occasion de pouvoir achever ma lecture. Cette histoire, dans son ensemble, très complète et originale, m’a réellement plu et mérite d’être connue. Dans le genre, elle présente de très bonnes idées.

Pourtant, il y a des petites inégalités entre les deux tomes. Si le premier était magnifiquement structuré et rythmé, le second allait un peu vite sur certaines parties, ce qui me donnait l’impression que l’on passait sur certaines étapes. Notamment le ressenti d’Émie sur ce qui lui arrive au début et sur les conséquences de cet événement, qui peut changer sa vie du tout au tout. Heureusement, Frédérique Arnould a mis des marques temporelles, car sinon j’aurais été perdue.

Concernant le trio de personnages, j’avoue avoir été surprise que l’autrice décide de partir sur une direction aussi radicale. Stélios est passé d’un coup de la pauvre victime au méchant sans cœur, et je ne m’y attendais pas. Du coup, je me suis dit que le triangle amoureux était bien fini dès le début. Je ne vous dirai pas si c’est vraiment le cas, cela dit !

Émie est quant à elle très courageuse et joue son rôle avec brio, même quand un événement inattendu amène un nouveau combattant. Choix très intéressant, et qui m’a donné envie de savoir très vite ce qui allait se passer. J’ai bien aimé l’évolution de ce personnage !

La fin, par contre, était juste terrible. Sadique et belle à la fois, cruelle et magnifique aussi. Tout dans le paradoxe, une fin comme je les aime, car elles sont à la fois tristes et belles… Je ne vous en dis pas plus, lisez-le !

lundi 22 août 2016

Aldo le Croco et les singes

Aldo le croco se repose dans sa mare lorsque les singes commencent à faire le bazar. Poussé par ces coquins, Aldo va tenter de les chasser, mais ses tentatives vont échouer, et il va se retrouver en bien mauvaise posture.
Aldo le Croco et les singes
Frédérique Arnould & Vay 2016

Merci à Vay.

Une petite note sur un jeunesse tout mignon mettant en scène Aldo, un croco rigolo, qui est harcelé par des singes et qu’on a envie de réconforter tant sa bouille est chou ! Il faut dire que les dessins d’Aldo sont particulièrement craquants et que ce personnage est rendu tellement mignon par Vay qu’on ne peut que l’aimer. Les illustrations pleine page sont tout en rondeurs et réalisées avec des couleurs vives que j’aime particulièrement. Les expressions des personnages sont elles aussi éloquentes et nous permettent d’un coup d'œil de nous projeter dans l’histoire.

Le texte est quant à lui minimaliste car il s’agit d’un album pour les petits. Mais j’ai beaucoup apprécié ces petits jeux de mots et les rimes internes qui donnent du corps à ce qui est raconté. De plus, le texte et les illustrations se marient bien entre eux, de sorte que l’album est rendu vraiment captivant.

Ce fut donc une découverte bien sympathique.

dimanche 6 décembre 2015

Pour une meilleure vie

Dans un monde régi par une classe de nantis. Les pauvres tentent de survivre à une politique d’oppression. Après la mort de son père, Émie, une fille de la classe inférieure, va tout perdre en se retrouvant propulsée dans ce monde de privilégiés qu’elle déteste plus que tout. Grâce à une rencontre, elle va surmonter sa haine. Elle va apprendre à évoluer dans ce monde hostile, tout en déjouant les manipulations dont elle est constamment la cible et en découvrant son don.
Pour une meilleure vie
Frédérique Arnould 2015

Merci à SimPlement et à Frédérique Arnould.

J’ai bien aimé cette histoire, qui m’a fait m’évader un peu de mon quotidien et que j’ai lue à une vitesse folle. Pourtant, il y a des petits éléments qui auraient pu me gêner… heureusement, en globalité, ce ne fut pas le cas !

Je constate pour ma part, dans ce texte, une inspiration à un livre très connu au niveau du contexte. Attention, je dis bien inspiration, et non copie. Et ce n’est pas négatif. On retrouve une classe pauvre qui doit se débrouiller comme elle peut pour survivre — par exemple, en chassant alors que c’est interdit —, et subir une fois par an des prélèvements pour que les magiciens soient repérés. On y retrouve aussi des gens qui sont exécutés pour des raisons tellement inconcevables que l’on en déteste les riches… et une classe riche exubérante qui se permet tout.

Le ton est donné, et le monde dans lequel vit Émie est clairement établi. Difficile de ne pas détester les riches, comme elle. Du coup, quand elle se retrouve dans leur monde et que ses actions deviennent parfois incohérentes, on la comprend et la soutient malgré tout. Mais, parfois, on a envie de lui donner des baffes car elle ne veut pas réaliser que tout le monde n’est pas contre elle. Entre Alice et Stélios, j’ai trouvé des personnages qui valaient vraiment le coup. Et ça m’a plu. Par contre, pour sa mère, j’ai eu l’impression d’avoir affaire à une girouette qui changeait d’avis comme de chemise. Son inconstance ne m’a pas aidée à lui faire confiance…

Le deuxième petit point qui aurait pu m’embêter, c’est le triangle amoureux entre Émie, Henri et Stélios. Je ne suis pas très fan de ce genre de situations car elles sont toujours traitées de la même façon : la fille choisit, un des prétendants est content, l’autre est malheureux et va faire des bêtises. Toujours le même schéma et, ici, c’est un peu pareil… sauf qu’une raison extérieure est donnée, et j’ai bien envie de savoir où cela va mener l’intrigue ! Émie et son amoureux vont-ils réussir à sauver le dernier membre du triangle ?

Enfin, ce que j’ai beaucoup apprécié, c’est la prophétie. Émie n’est pas une fille qui se pose des questions. Il y a une prophétie qui pourrait la concerner ? OK, elle fonce et advienne que pourra. Elle ne cherche pas à se demander si potentiellement c’est elle, ou si les conséquences seront dramatiques. Droite dans ses baskets, elle accepte cette idée et se décide à affronter les nantis. Et c’est une personnalité que j’aime beaucoup.

Vous l’aurez compris, c’est un livre que j’ai beaucoup apprécié… J’espère pouvoir, maintenant, lire la suite rapidement !